Salut les amis,

Faut que j'vous raconte ce que j'ai encore réussi à faire la semaine dernière....

C'était un mardi blanc comme on dit en montagne, c'est à dire qu'il a neigé ce jour là toute la journée. Mais neigé ! Une quantité respectable de 15 cm environ avec congères...comme d'hab quoi...rien de nouveau sous les cocotiers.. Bref, j'avais dû prendre la voiture car je suis allé en cours de suédois à l'autre côté de la ville, puis rendez-vous à la bibliothèque pour le groupe de discussion en suédois. Vers 17h je rejoignis Luciana pour faire quelques courses et acheter un petit cadeau à Fernando qui fêtait son anniversaire le soir même et qui nous avait très gentiment invité pour l'occasion.

Cadeau acheté, nous nous décidâmes, un peu à l'avance et toujours en voiture, de nous rendre chez Fernando. Il habite à côté de l'université non loin du centre-ville mais par commodités et afin de ne plus payer le parking en ville, nous y sommes allés motorisés.

Il neigeait sans-cesse et les routes devenaient dangereuses malgré les pneus neiges et les allers et retours des chasse-neiges. Nous nous garâmes sur le parking de l'université et avons finis les quelques mètres menant chez lui, à pied...dans le blizard. Le vent soufflait et chahutait la neige qui s'accumulait ça et là en monticules infranchissables.

Nous arrivâmes enfin chez Fernando et avons passé un très agréable moment avec pas mal de personnes que l'on connaissait et d'autres que nous rencontrions à peine. La soirée fût arrosée pour certains mais pas pour moi car je conduisais et quand on conduit ON NE BOIT PAS une seule goutte de breuvage alcoolisé ici...Sinon....Quick ! Plus de permis et garde à vue + amende...Sérieux c'est la vérité. Ils rigolent pas avec la sécurité routière en Suède et personellement je préfère dormir dans mon lit !

Enfin voici le temps des au-revoirs. Il était à peu près 21h et la neige redoublait d'intensité. Les amis, Loretta et Mauro en on profité pour repartir également. Venus à pied, ils étaient contents de pouvoir remonter en voiture. Nous sommes donc sortis sous les " à bientôt " et sous les bourrasques de vent.

Nous avons retrouvé la Yaris...euh la boule de neige en forme de Yaris où on l'avait laissé. En moins de 3h, il était tombé une quantité incroyable de poudreuse qui s'était collée tout autour de l'automobile. Dessus, devant, derrière, sur les côtés...pas un centimètre carré de métal apparent...Quelle tempête ! Après déneigement, en route vers la maison ! A chaque virage, la voiture chassait..On roulait à 20 km/h...Mais la destination se rapprochait tout de même.

Après avoir déposé nos amis chez eux, on rentrait pénard, en glissant à chaque virage et coup de frein. Moi ça m'amusait....Luciana moins. Arrivé devant le garage je descendis de la voiture pour ouvrir la porte. Je glissai la clef dans la serrure, tournait à droite....Umffff umfff la clef ne tournait pas....Mince alors ! Je l'enlevais, faisait un pas en avant vers la porte, ce qui fit que j'enfonçai dans la neige ma jambe jusqu'au mollet, remis la clef, tournais à droite....Umfff rien à faire ! La serrure était gelée ! Luciana frigorifée essaya à son tour..Que nenni ! La 2ème clef à la place ? Idem. Résignés nous décidâmes de garer la voiture sur le parking et de la laisser jusqu'au lendemain matin. Au grand jour, ça ira sûrement mieux, dis-je.

Rentrés à la maison, et en sirotant une tisane pour nous réchauffer, je me disais :" C'est pas possible, je ne veux pas laisser la voiture comme ça sur le parking, car quand ils vont passer avec les chasses-neige ils vont en foutre partout et vont créer des murs infranchissables pour une auto" Cette réflexion n'était point idiote car je l'avais déjà vu faire au centre-ville : 

Une voiture était garée sur son aire de stationnement, il avait neigé comme vache qui pisse. Les chasses-neige, chassent la neige et ne font rien d'autres d'ailleurs...On n'a jamais vu un chasse-neige traire une brebis par exemple...Les chasses-neige passent dans la rue déblaient la route en créant des petits murs de neige de chaque côté. Ben, le propriétaire de la bagnole a été furax car les 30 cm emmagasinés étaient infranchissables... En pensant à cela, je décidai donc de redescendre pour essayer d'ouvrir cette satanée porte de garage récalcitrante. Muni d'un briquet qui fonctionnait (sinon t'as pas l'air con s'il ne s'allume même pas) je me dirigeai d'un pas non moins glissant que décidé vers l'aire de stationnement. Luciana voulait que j'emmène avec moi une bougie....hmmmm avec le vent qu'il faisait, aucun intérêt.

J'arrivais vers le garage le regardais et pensais..."Punaise ! Comment il neige fort !!! Nous sommes remontés à peine 20 mn à l'appart et mes traces de pas laissés dans la neige devant le garage ont déjà disparues !!!!!" Puis, je jetais mon regard 1 mètre plus loin et je compris...Dans un grand éclat de rire je m'avançais vers la porte de garage, glissais la clef, tournais à droite...Crrrrrrr la porte s'ouvra. Du 1er coup....

QUELS COUILLONS que nous sommes, nous avions essayé d'ouvrir la porte de garage d'à côté ! Heureusement que personne ne nous avait vu à ce moment là sinon on était bon pour le poste de police !!  Dire que j'avais prévu d'uriner sur la serrure au cas où...A lala ! Le comble est que sur toute la rangée de garage collés les uns aux autres, le seul qui n'a pas de numéro.....ben c'est le nôtre !! Impossible de se tromper quoi !

Si ! Par une nuit enneigée sans lune...On s'était trompé...Maintenant, imaginez la scène et mettez Pierre Richard à la place. Ben ouais ça fait un bon gag de François Pignon tout ça...

Amis de la rigolade et des fricassées, bien le bonsoir !

Fred